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Heriot



ECOLE MILITAIRE

ENFANTINE HERIOT

" Ils seront élevés dans le culte


de l'Honneur
et de la Patrie "

Commandant HÉRIOT - 1886.

 

Quelle belle histoire que celle de l'Ecole Hériot, émouvante et indissociable de celle, généreuse, de la famille bienfaitrice. La voici retracée dans le texte ci-après et les liens qui y sont attachés.

 

Historique. Les grandes étapes

La création. 1886...

          Le Commandant Olympe Hériot a cinquante et un ans. Il a démissionné de l'armée depuis trois ans et vit à la Boissière (Seine-et-Oise) dans son château à 17 km de Rambouillet, en pleine campagne. 
          Cette même année 1884, le gouvernement décide
la création de six écoles militaires : Rambouillet, Saint-Hippolyte-du-Fort, Autun, BiIlom, Montreuil-sur-Mer et Les Andelys. Mais seuls, les enfants de 13 à 18 ans sont concernés. Rien n'est prévu pour les plus jeunes. 
          Le Commandant Hériot décide de faire construire à ses frais et sur ses terres un établissement susceptible de recevoir tous ces jeunes oubliés. 
          Après deux ans et demi de travaux, le 4 novembre 1886, entre le Général Boulanger, ministre de la Guerre et Monsieur Hériot, chef de bataillon d'infanterie en retraite, il a été convenu ce qui suit.
     […] Monsieur Hériot s'engage d'ores et déjà, tant pour lui que pour ses ayants droits ou héritiers, à faire don, en toute propriété au Département de la Guerre, d'un vaste établissement qu'il fera construire entièrement à ses frais, sur une partie de son domaine de la Boissière, d'une contenance de 9 hectares 60 ares. […]
     L'établissement dont il s'agit sera destiné à un orphelinat exclusivement réservé à des enfants de troupe de l'armée de terre. Il sera construit pour en recevoir 160 au moins.
     Monsieur Hériot se réserve le droit. pendant la durée de sa vie de disposer dans l'établissement de 10 places qu'il pourra accorder à des enfants de son choix.
     Afin d'assurer le fonctionnement de l'établissement, Monsieur Hériot s'engage à prendre les mesures nécessaires pour qu'après sa mort soit versé un don de 1 million de francs qui sera employé à l'achat de rentes sur l'Etat. lesquelles seront affectées exclusivement à l'entretien des enfants et du personnel de l'établissement, ainsi qu'à celui des bâtiments et du mobilier, et ce à perpétuité...
     Les soins des enfants de 5 à 9 ans seront et resteront toujours confiés à des sœurs de Charité ou de tout autre ordre religieux reconnu.
     Afin de perpétuer la mémoire des bienfaits de Monsieur Hériot envers l'armée, l'orphelinat prendra et conservera dans les établissements de la Guerre le nom d'
Orphelinat militaire HERIOT .
     Le Ministre de la Guerre accepte au nom de l'Etat, toutes les clauses de la présente convention"

          Le 10 février 1887, sous le commandement du Capitaine Magnien, ses portes s'ouvrent pour accueillir le premier "poussin" qui en franchit le seuil. 
          C'est le début d'une longue épopée de 80 ans qui verra plus de 4 500 fils de militaires franchirent les grilles de l'Ecole Hériot.
          En l'honneur de son mari défunt, en 1906, Mme Hériot fait édifier par l'architecte Tersling et sculter par A. Carles, un monument de marbre dans la cour d'honneur de l'internat sur lequel est gravé :

"1906 - Education civique et militaire"

Ils seront élevés dans le culte de l'honneur et de la Patrie.

Commandant Hériot - 1886

  Ce monument restera le symbole de l'école.

 

Les nouveaux besoins. 1914...

          La guerre éclate. En 1917, elle fait rage, des morts, des orphelins. Madame Douine-Hériot, continuant l'œuvre de son mari décédé, se fait un devoir de penser à l'agrandissement de l'Orphelinat. C'est une nécessité. 
    
      Cet agrandissement se fera en deux temps, dans l'espace et dans le temps.
          1) Madame Douine-Hériot offre le 17 mai 1917 au ministre de la Guerre 1.500.000 F et bientôt l'acte de donation est signé. La construction des ailes adjointes au bâtiment principal est immédiatement entreprise. Elle permet de porter l'effectif de 165 à 300 élèves.
          En 1918, l'Ecole Hériot accueille 300 enfants. Ils sont tous orphelins.
          2) Donation du Castel de Port-Mer à Cancale en 1920. Après avoir agrandi l'Ecole, Madame Douine-Hériot complète son œuvre en songeant à offrir des vacances à "ses poussins" dans un cadre différent et, pour ce faire, leur donne officiellement son château de Port-Mer près de Cancale (Côte d'Armor) le 8 novembre 1920. 
          Son recrutement ayant été étendu à tous les fils d'officiers subalternes et de familles nombreuses, l'Ecole prend en 1917, le nom de : "Ecole Militaire Enfantine Hériot ".

 La fuite vers la zone libre. 1940…

         9 juin, un message du ministre de la Guerre ordonne à l'Ecole Hériot de se replier sur les Landes. C'est le début d'une longue absence de cinq années qui marquera le personnel et les élèves. Le 11 juin, 500 personnes dont 365 enfants. quittent la Boissière. Le 13 Juin, c'est l'arrivée à Moliets et Maa (Landes) où l'Ecole s'installe dans un château et une maison face à la Mairie. Mais il faut repartir le 26 juin pour arriver à Billom (Puy-de-Dôme) le 29 juin. Le 9 septembre, l'École repart, cette fois pour Draguignan (Var). 
         De 1941 à 1943, l'Ecole vit au rythme des événements scolaires et accueillent chaque mois d'octobre des enfants en provenance de la zone libre. Le 16 octobre 1943, le personnel militaire instructeur est remplacé par des maîtres d'internat et le 18 octobre M. Magnan prend la direction de l'Ecole.

 La Roche Posay. 1944-1945…

           L' Ecole quitte Draguignan le 8 mars 1944 et s'installe le 10 à la Roche-Posay. Le 6 juillet, le capitaine Peugeaud prend le commandement de l'Ecole. Fin aoùt, les troupes allemandes remontent du Sud, ils prennent tout le personnel masculin de l'Ecole en otage, le caporal Naloha du cadre est abattu. Fin novembre, de nouveaux élèves incorporent l'Ecole, ils seront 350 en 1949.
          Début 1945, l'Ecole Hériot est remilitarisée. Durant l'été, elle quitte La Roche- Posay et arrive le 29 août à La Boissière-Ecole. 
          Le 5 décembre, Madame Douine, veuve du Commandant H ÉRIOT et bienfaitrice de l'École décède, elle est inhumée dans le
mausolée familial le 7 décembre.
          En 1948, M. Olympe Hériot (II) remettait en ces termes à l'Etat le château de La Boissière :
" Aujourd'hui, 22 janvier 1948, prolongeant le geste et la pensée de mon père, le Commandant Hériot, j'ai l'honneur de remettre à l'Ecole Militaire Enfantine Hériot le château de La Boissière : légué par ma mère ". Le même jour, M. Olympe Hériot - qui, pendant la guerre, comme officier de cavalerie, s'était brillamment conduit sur les fronts d'Orient et avait été cité très élogieusement à l'ordre de l'armée - recevait des mains de M. le Ministre de la Guerre la croix de Commandeur de la Légion d'honneur.

 1966. L'EMH passe à l'Education nationale.

          Le 80ème anniversaire de l'Ecole Hériot est fêté dans l'inquiétude, le ministère de la Défense nationale souhaite se séparer de l'établissement. Le commandant de l'Ecole soutenu par le fils de Virginie Hériot, s'emploie à son maintien. Finalement l'Education nationale, dans le cadre d'un protocole toujours en vigueur, accepte le transfert à son profit. Les enfants de militaires demeurent prioritaires mais l'établissement n'est plus militaire, il s'appelle désormais Ecole nationale du premier degré (ENPD) Hériot. L'encadrement et le personnel de service relèvent de l'Education nationale. Le recrutement est tourné vers le milieu social défavorisé. En 1967, la Congrégation de Saint-Vincent-de-Paul rappelle ses sœurs. La mixité apparaît, l'uniforme quant à lui disparaît peu à peu.

 1986. L'Ecole Hériot passe sous la tutelle de la Région Ile-de-France.

          L'Ecole Hériot devient Ecole régionale du premier degré (ERPD) Hériot. Le gestionnaire n'est plus l'Etat mais la Région. La pédagogie comme le recrutement des élèves demeurent inchangés.

L'enseignement

          Durant plusieurs décennies, l'Ecole Hériot a eu pour but de préparer et de présenter ses élèves au Certificat d'études primaires, condition de leur admission, ensuite, dans les écoles militaires préparatoires. Ils reçoivent donc une formation intellectuelle, morale et physique établie en fonction des possibilités de leur très jeune âge et des étapes de leur développement.
          La possibilité de poursuivre des études secondaires ou des études techniques est appuyée par des examens psychologiques. 
          Les activités physiques, contrôlées par un médecin, sont conduites par des militaires brevetés d'éducation physique et d'éducateurs, professeurs d'éducation physique dans le civil. 
          Une soixantaine d'exécutants composent la fanfare de l'Ecole. Ils développent ainsi leur sensibilité musicale tout en participant à des manifestations patriotiques.
          Les 350 élèves de l'Ecole sont répartis en onze classes, et les différents cours sont ceux prévus dans l'enseignement primaire élémentaire :

  - cours préparatoire : 6 à 7 ans
 
- cours élémentaire 1ère année : 7 à 8 ans
 
- cours élémentaire 2ème année : 8 à 9 ans
 
- cours moyen 1ère année : 9 à 10 ans
 
- cours moyen 2ème année : 10 à 11 ans
 
- cours de fin d'études 1ère et 2ème année : 11 à 14 ans.

                Les élèves qui échouent aux différents concours sont groupés dans une classe de fin d'études pour y préparer l'examen du C.E.P. (condition d'âge: 14 ans avant le 31 décembre de l'année de l'examen). Ceux qui obtiennent ce diplôme ont la possibilité d'être admis à la section d'apprentissage de l'Ecole militaire du Mans, les autres quittent l'Ecole, atteints par la limite d'âge, et sont, rendus à leur famille.

Le recrutement

          Les admissions sont sélectives. L'Ecole militaire enfantine Hériot reçoit exclusivement les fils de militaires de carrière français des armées de Terre et de l'Air relevant de catégories bien définies, la priorité étant donnée aux enfants orphelins de père ou de mère, fils de sous-officiers ou de militaires du rang. 
          Les candidats doivent être âgés de plus de 6 ans et de moins de 11 ans le 1er janvier de l'année qui suit l'admission. Aucune dispense n'est accordée. 
          Les familles ne payent ni pension, ni trousseau. Elles doivent consentir à un engagement ultérieur de 5 ans à l'entrée dans une E.M.P.

 L'encadrement

         La direction de l'Ecole est essentiellement militaire. Le directeur est un officier, secondé par un encadrement militaire, officiers, sous-officiers et personnel du contingent ayant des capacités à s'occuper de très jeunes enfants. 
          L'enseignement dans les petites classes était confié, jusqu'en 1914, à des
religieuses de l'ordre de Saint-Vincent de Paul, celles-ci en nombre variable, assureront durant 81 ans avec dévouement et bienveillance, conformément à une clause de la donation, les soins que demande la santé des enfants. Cette présence d'éléments féminins au dévouement incomparable avait été jugée indispensable en raison du très jeune âge d'une bonne partie des élèves, pour tempérer ce qu'aurait eu inévitablement de trop rude pour eux un milieu exclusivement composé d'hommes et de militaires.
          A partir de 1914, l'enseignement fut dispensé par des instituteurs de l'Education
nationale dont des femmes.

Les traditions

          L'EMEH durant 80 ans a su développer des traditions dans le culte de l'Honneur et de la Patrie. Dès 1906 sa devise a été inscrite dans le marbre. Elle possédait même sa marche "La Marche des Poussins" composée par son chef de musique M. Delgiudice

          Le 4 novembre 1930, Madame Douine offre un drapeau à l'Ecole, drapeau qui, par dérogation spéciale, sera de taille réduite pour l'adapter à la corpulence des enfants.
          Comme dans les autres E.M.P. il recevra des décorations prestigieuses :

- la Légion d'honneur en 1936,
- la Croix de Guerre 1914-1918,
- la Croix de Guerre 1939-1945,
- et la Croix de Guerre des T. O. E. en 1955.

          L'insigne de l'Ecole Hériot se déclinera en deux modèles assez proches, se distinguant essentiellement par les initiales de l'appellation EEH et EMEH.

          L'Ecole et ses élèves en particulier pouvaient s'enorgueillir des récompenses remises à la famille Hériot et à l'encadrement et par les hautes autorités de l'Etat. Par exemple, en témoignage de sa reconnaissance, le gouvernement a fait remettre en 1921 à Mme Hériot, par le Maréchal Pétain, la croix d'Officier de la Légion d'honneur.

La vie quotidienne

          L'Ecole est placée en lisière de la forêt de Rambouillet, aux confins de la Beauce dont l'étendue rectiligne permet d'apercevoir, dans le lointain, les clochers de la cathédrale de Chartres. Elle couvre après les dernières généreuses donations une superficie de près de 20 ha, dont près de 600 ares de parcs et 240 de terrains de jeux. Son ensemble est remarquablement équilibré: les bâtiments harmonieusement conçus puis agrandis, sont entourés de grandes cours, de bosquets et de pelouses, qui les dégagent et les parent. Une allée, bordée de parterres, monte vers l'Ecole et débouche sur son esplanade: la cour d'honneur. Au milieu de celle-ci, le monument de marbre blanc, sommé du buste du fondateur, représentant la France accueillant l'orphelin et l'instruisant. 

          La vie des élèves est bien remplie, les activités sont en effet variées et nombreuses. Il y a les cours, les lectures des notes, les jeux, les repas, les soirées dans les dortoirs, les séjours à l'infirmerie, le passage chez le coiffeur, le renouvellement du linge, le sport, le scoutisme, la fanfare, les sorties, les vacances. Pendant la période d'été, sous la surveillance des cadres habituels, les élèves qui ne peuvent être reçus par leurs familles sont envoyés à Castel-Port-Mer, où ils bénéficient du bon air breton.

 La mémoire

           Dès la création de l'Orphelinat, le besoin de noter les petits et grands événements de la communauté toute entière s'est fait sentir. Un journal écrit et mis en page par les élèves fut créé avec l'aide de l'encadrement et des professeurs. Les enfants ont put relater les faits marquants mais aussi leur vie quotidienne dans leur Journal, qu'ils ont appelé "Ensemble".

           A l'occasion de la distribution des prix, de la fête de Noël, ou au cours de l'année, nombre des anciens élèves de l'Ecole Hériot aiment, en un pèlerinage aux sources, revenir en ces lieux où s'élaborèrent les dispositions qui fixèrent le destin de la plupart d'entre eux, tel le général de division Nicolini qui, en 1910, alors âgé de 10 ans, fut désigné par cette école au premier banquet de l'Association des Anciens élèves des E.M.P. Parmi eux, des Saint-Cyriens, des Polytechniciens, de hauts fonctionnaires, des chefs d'entreprises, dont la présence illustre les soins particuliers apportés dans le discernement des aptitudes des élèves et, la qualité de l'enseignement donné dans leur ancienne école. 

          Désormais civile, l'Ecole accueille toujours des fils de militaires, certes en petit nombre. Chaque année, en parfait accord, la section des AET des Yvelines et la direction de l'ERPD Hériot, organisent et participent à la journée du souvenir et du recueillement chaque dernier dimanche de novembre, à l'arbre de Noël des enfants en décembre, à la kermesse et à la journée champêtre en juin. Au sein du conseil d'administration de l'établissement, dans le cadre du protocole d'accord entre la Défense et l'Education nationale, un officier en activité représente les armées, un AET officier est autorité qualifiée désignée par l'inspecteur d'académie et un autre AET désigné par son président général représente l'Association des AET. A travers les instances consultatives et décisionnelles, grâce aux rendez-vous annuels, les anciens élèves sont toujours à La Boissière

 Plaque du souvenir

  

Des dizaines de photos de l'Ecole Hériot dans l'album photos du site.

 

Parcourir le journal de marche et opérations pour la période 1940-1946 (l'exode)


 

Mise en page J. P. 2004
Mise à jour J. P. 3-08-2009

 


 

 

 

Important

SOURCES
Origines des informations de la page relative à l'EMEH de La Boissière-Ecole.

La page relative à l'EME HERIOT a été conçue et rédigée grâce à la documentation personnelle du rédacteur à ses souvenirs et ceux de certains camarades mais surtout grâce à divers documents dont :

1) La brochure "L'Ecole Hériot - 100 ans d'histoire - 1886-1986"  réalisée par Mme M.-L. Gauthier en 1986 et reprise dans une nouvelle édition par la section des AET des Yvelines en 1996. Elle est en vente au siège de l'Association des AET à Paris.

2) Le livre "HISTORIQUE des Enfants de Troupe et des Ecoles Militaires Préparatoires". Cet ouvrage, inspiré d'une étude du commandant Sanguinède, ancien enfant de troupe, publiée  en 1922, est le résultat d'un travail collectif remarquable dirigé par E. Fournout (AU-LF 18-23), président général de l'Association des AET de 1956 à 1963. Edité en 1963, le livre n'est plus disponible, il est une somme d'informations qui pourrait faire l'objet  d'une suite reprenant les années 1960 à 2004.


3) Le "Mémorial des Enfants de troupe morts pour la France" par Jean Galle (BI 40-44) édité en 1999 par l'Association des AET. Recueil émouvant, ce livre est un inventaire, malheureusement non exhaustif, des anciens élèves des EMP et EMPT qui ont fait le sacrifice suprême de leur vie à la Patrie. Préfacé par M. Pierre Messmer, ancien ministre, le Mémorial est disponible au siège de l'Association des AET à Paris.
4) "L'annuaire 2000" des AET disponible au siège de l'Association des AET à Paris.
5) Le livre "L'Exceptionnelle famille Hériot" de Bernard Pharisien. Némont Editeur - 2001. 

 


Pour en savoir plus sur L'Ecole régionale du premier degré Hériot
Voir son site Internet

http://internat.heriot.free.fr

Important

La famille HERIOT

Une famille généreuse
    
Zacharie Olympe Hériot,
à 46 ans, hérite avec sa mère Virginie Hériot en 1879 de la fortune de son frère Auguste co-fondateur des Magasins du Louvre, puis rapidement des parts de sa mère. Ancien saint-cyrien, commandant d'infanterie, il est à la tête d'une immense fortune.
     Il se marie une première fois en 1875 à Malvina Boyé.
     Il achète le château de La Boissière en 1879.
     Quelques années plus tard, veuf, il épouse, en 1887, Cyprienne Dubernet qui lui donne quatre enfants :
     Auguste en 1886,
     Olympe en 1887,
     Virginie en 1890,
     Jean en 1893.
     Ce dernier décède à l'âge de 2 ans.
     Auguste Hériot (II), chef de bataillon, officier de la Légion d'honneur, comptant de beaux états de service dans la cavalerie et l'infanterie coloniale, décède célibataire en 1951.
     Olympe Hériot (II), chef d'escadrons, commandeur de la Légion d'honneur, brillant officier de cavalerie, meurt célibataire en 1953.
     Virginie Hériot, épouse en 1910 François Hainque de Saint-Senoch. Ils eurent un enfant Hubert qui mourut célibataire. Virginie est surtout connue comme navigatrice au palmarès international. Elle fut la première femme championne olympique de voile sur sa goélette Ailée IV. Elle écrivit des livres et des recueils sur la mer. Chevalier de la Légion d'honneur, elle décède en 1932.
     Le commandant Hériot, en retraite de l'armée depuis 1881, officier de la Légion d'honneur, est mort le 18 juillet 1899.
     Sa veuve se remarie et devient Mme Douine. Chevalier de la Légion d'honneur en 1921, elle décède le 7 décembre 1945 après avoir légué le château à la Défense au profit de l'EMEH.
Important

LA MARCHE DES POUSSINS

La marche des poussins
de l'Ecole Hériot

Musique et paroles de
M. Michel Delgiudice

Refrain

Vive les poussins,
vive les poussins,
Joyeux enfants de France,
Hardi les gars,
ayons toujours l'entrain,
Vive les poussins,
vive les poussins.

Premier couplet

Après les heures de cours,
A nous les amusements,
Nous répandons alentour,
notre gaîté et nos chants.

Deuxième couplet

En marche bravement,
vers un avenir meilleur,
Dans le soleil, dans le vent,
et plein de joie dans le cœur.

 

Important

Le C. A.


Au CA de l'ERPD Hériot

     Le Conseil d'administration de l'Ecole régionale du premier degré Hériot est présidé par le directeur d'établissement M. François Heiliger.
     Trois officiers sont membres de ce conseil.
- Un officier d'active représentant l'Action sociale des armées,
- Le lieutenant-colonel (ER) Henri Larrieu (TU 49-53), président de la section des AET des Yvelines, en tant qu'autorité qualifiée désignée par l'inspecteur d'académie,
- Le colonel (ER) Daniel Michelin (AI49-55), représentant le Président général de l'Association des AET.

Important

Les commandants et directeurs

Liste illustrée
des commandants
et directeurs de
l'Orphelinat Hériot,
l'Ecole militaire enfantine Hériot,
l'Ecole nationale du premier degré Hériot,
l'Ecole régionale du premier degré Hériot.
Cliquez ici>>>>

Important

La Roche-Posay 2004

Les 22 et 23 mai 2004 quelques anciens se sont retrouvés à La Roche-Posay.
Lire le compte-rendu>>>

Important

ACTUALITES

Le colonel Arnaud d'Andurain, ancien administrateur de l'Ecole régionale du premier degré Hériot nous a quitté. Ses obsèques ont eu lieu le jeudi 23 novembre en l'église de La Boissière-Ecole en présence de nombreux amis.

Lire le compte-rendu de René Migné, secrétaire adjoint de la section des AET des Yvelines.

Important

Honneur aux morts à La Boissière

Avec la famille Hériot, reposent au cimetière de La Boissière-Ecole des jeunes élèves décédés durant leur scolarité, un jeune soldat du cadre et des religieuses de Saint-Vincent-de-Paul.

Pour en savoir plus >>> 

Voir aussi le tableau des soeurs de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul décédées à La Boissière.