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Rambouillet



ECOLE D'ENFANTS DE TROUPE
1875-1884

ECOLE MILITAIRE PREPARATOIRE
1884-1934

DE RAMBOUILLET

 

               En 1871, Le général Chareton propose la suppression des Enfants de troupe dans les régiments tentant ainsi de réformer une Institution séculaire réglementée par le Premier consul Bonaparte. Une commission parlementaire étudie la réforme relative à l'évolution de l'institution de ces enfants de troupe qui, inspirée par ce qui se pratique dans ce domaine à l'étranger, préconise la création d'écoles particulières.

               Un décret du 28 avril 1875 crée, à titre d'essai, une première école qui est initialement ouverte à l'Hôtel des Invalides à Paris pour accueillir 600 élèves mais quelques mois plus tard une décision ministérielle, en date du 5 octobre 1875, fixe l'emplacement de cette école dans les communs du château de Rambouillet. Les cadres ont rejoint dès le 8 août 1875 et les travaux d'installation sont rondement menés. Les 100 premiers élèves, sur 250 prévus, arrivent le 26 février 1876 à la "caserne des Gardes" dans un cadre verdoyant en plein centre ville.

               L'enseignement est d'abord assuré par des Frères des écoles chrétiennes qui sont remplacés, en 1882, par des professeurs civils détachés de l'Instruction publique.

               La création de l'Ecole de Rambouillet répond si bien aux besoins des familles de militaires que les demandes d'admission dépassent bientôt le nombre des places disponibles et que l'Administration de la Guerre se voit dans "l'obligation" de créer de nouveaux établissements.

               C'est l'œuvre de la loi du 19 juillet 1884 dont l'article 2 crée six écoles militaires préparatoires : quatre sous la responsabilité de l'Infanterie, Rambouillet, Montreuil-sur-Mer, Saint-Hippolyte-du-Fort, Les Andelys, une pour la Cavalerie, Autun et une pour l'Artillerie et le Génie, Billom. Cette loi fixe, entre autres, le régime des enfants de troupe admis dans ces écoles au cours de leur 14e année jusqu'à leur engagement à l'âge de 18 ans.

               Le but des écoles militaires préparatoires est ainsi défini :

" Elever et diriger vers la profession militaire les élèves qui y sont admis et leur donner les aptitudes leur permettant de participer au recrutement des cadres inférieurs de l'armée. "

               Cette limitation de l'instruction dispensée aux élèves annulle petit à petit l'engouement du début et entraîne une désaffection générale du recrutement dans les écoles militaires préparatoires à partir de 1901 et 1902. Le général Sarrail, nouveau directeur de l'Infanterie, réagit vivement dès sa prise de fonction et par des mesures énergiques fait relever le niveau des EMP. Mais les nouveaux textes réglementaires ont du mal à être appliqués et la Grande Guerre réduit de beaucoup les efforts entrepris, notamment par le général Matter, pour ouvrir l'horizon des meilleurs élèves des EMP. En 1921, l'enseignement des EMP est réformé à nouveau, on crée des écoles professionnelles. Les dénominations d'armes disparaissent. L'EMP de Rambouillet devient une école de base et envoie ses élèves après deux ans d'instruction primaire vers Autun ou Tulle nouvelle école technique créée en 1924 en remplacement de celle de Montreuil-sur-Mer dissoute.

               C'est par une décision ministérielle du 2 juin 1934 que la fusion des écoles de Rambouillet et de Saint-Hippolyte-du-Fort est décidée avec transfert à Epinal dans les Vosges. L'Ecole de Rambouillet aura vécu 59 ans.

               Le drapeau de l'EMP de Rambouillet, solennellement remis le 22 mai 1930 par le général Bouchène, est conservé par l'Ecole d'Epinal puis d'Aix-en-Provence avant de rejoindre le musée national des Enfants de troupe à Autun. Depuis son ouverture l'Ecole avait adopté la devise :

GRANDIR - COMBATTRE - VAINCRE

               Au grand dam des Rambolitains, l'école fondatrice disparaît du paysage des enfants de troupe malgré des démarches de l'Association des AET et des interventions et audience à la Présidence de la République, par les autorités de la ville.

               Depuis 1959, une plaque du souvenir de marbre blanc posée contre le bâtiment du comte de Toulouse, face au château de François Ier rappelle que dans la "caserne des Gardes" 5000 enfants de militaires ont été éduqués dans l'idéal de servir la Patrie. Inaugurée en juin 1959 par madame Thome-Patenôtre, ancien ministre, maire de Rambouillet et monsieur Edmond Fournout, président général de l'Association des AET, cette plaque défraîchie par l'usure du temps a été remise en état et dévoilée une seconde fois le 29 mai 2000 par monsieur Gérard Larcher, premier vice-président du Sénat et maire de Rambouillet et le général de division (CR) Jean-Claude Batteux, président général de l'Association des AET, en présence des autorités civiles et militaires et de nombreux AET dont le colonel (ER) Jacques Penaud, président de la section des AET des Yvelines, initiateur de cette cérémonie du souvenir. La ville de Rambouillet est particulièrement attachée à son passé et à la mémoire des enfants de troupe. Elle a notamment inauguré le 6 avril 2004 une plaque en souvenir de Maurice Dechy (LB15-21, RA21-27) et donné le nom d'une rue à ce résistant mort pour la France, fusillé par l'occupant au Mont Valérien en 1943.

 

Mise en page J. P. 2004
Mise à jour J. P. 2005

 

Important

Edouard Bourret

Ancien de Rambouillet
et de Tulle
RA 1926, TU 1927-1931
Edouard Bourret
dit "Brun"
Compagnon de la Libération



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