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Autun



Histoire de nos insignes    

Créée en 1885, l’école militaire d’Autun  est installée dans ce qui fut à l’origine le grand séminaire.

     C'est en 1675 que monseigneur de Roquette, évêque d’Autun, fait construire le grand séminaire. La révolution de 1789 met fin à ses activités éducatives et religieuses. Les bâtiments ainsi libérés sont livrés au pillage, servent  de magasin à grains et à fourrage puis abritent des prisonniers autrichiens et espagnols. 
     Dans le même temps on autorise, pour une durée de 3 ans, la mère Anne-Marie Javouhey de la société Saint-Joseph, à occuper une partie des bâtiments pour y installer des enfants des deux sexes de la classe indigente afin de les former aux bonnes mœurs et aux vertus chrétiennes. 

       La location prend fin en 1810 et, un an plus tard, les bâtiments rendus à l’évêché, abritent le petit séminaire.
      Pendant plusieurs décennies, le petit séminaire connait une période prospère qui n'est interrompue que par la guerre de 1870 au cours de laquelle Garibaldi, commandant l’armée des Vosges s’installe à la sous-préfecture d'Autun.
      Son fils, le colonel Ricciotti, occupe avec 5 000 hommes le petit séminaire obligeant les élèves à quitter les lieux qu’ils réintégreront le 8 mars 1871.
     Le manque d'attention, une attaque bavaroise et un incendie causeront  bien des dégats à ces bâtiments prestigieux !

     Parmi les élèves ayant fréquenté le petit séminaire, certains s'illustreront dans les domaines les plus divers : évêques, archevêques, cardinaux, personnalités littéraires et politiques ; parmi elles, le maréchal  Mac-Mahon, duc de Magenta et futur président de la République.
      L’arrivée de Jules Grévy à la présidence de la République, et avec lui de nombreux républicains anti-cléricaux, entraîne  la fermeture du petit séminaire qui, le 2 septembre 1885, devient l'Ecole militaire préparatoire de cavalerie.

    


      Le 15 octobre 1886 l’école d’Autun recevoit 198 élèves, tous fils de cavaliers et âgés de 13 à 18 ans.
      Jusqu’en 1920, l’enseignement est essentiellement  fondé sur la formation des futurs sous-officiers de cavalerie.
      Durant la première guerre mondiale 154 d’entre eux, engagés à 17 ans, tombent au champ d’honneur.


      En 1921, l’école perd son particularisme d’ "Ecole de Cavalerie" en élargissant son enseignement militaire et obtient son label d’école secondaire.
      Dès 1929, les élèves sont orientés vers les concours d’admission aux écoles d’officiers et de sous-officiers.


      Le 16 juin 1940, l’E.M.P. d’Autun doit se replier et quitter la ville. Les Allemands occuperont l’école jusqu’en septembre 1944. 
      Après un long périple qui, en passant par Billom (Puy-de-Dôme), Tulle et Chameyrat (Corrèze), conduit cadres et  élèves le 26 août 1940 à Valence (Drôme), l'Ecole s'installe dans le quartier Chareton. 
     C'est lors de ce repli qu'un détachement d’élèves de fin de seconde, sous les ordres de l’adjudant-chef Grangeret surnommé "le Lion", s’illustrent en tendant une embuscade aux Allemands, près de Toulon-sur-Arroux.
      L’effectif comprend alors : 5 officiers, 7 sous-officiers et 170 élèves.  
      L’école militaire d’Autun doit prendre la dénomination  « d‘Ecole d’Autun » ; le personnel d’encadrement est « civilisé » sauf le commandant d’école, l’officier adjoint et un adjudant-chef qui remplit les fonctions de surveillant général. On compte alors 4 classes de première, 6 classes de seconde et 4 classes formées d’élèves qui doivent s’engager en cours d’année scolaire à l’âge de dix-huit ans.
      En octobre 1941 est créée la première classe de terminale.
      A la rentrée d’octobre 1941 « L’établissement d’éducation d’Autun »  - telle est sa nouvelle appellation – devient l’école de sélection des autres établissements de base. Tous les bacheliers titulaires de la première partie, peuvent désormais y préparer la deuxième partie dans 4 classes de "mathématiques élémentaires" . Les élèves qui  sortent des classes de cinquième et quatrième sont répartis dans les établissements de Billom, Epinal replié à Montélimar, Les Andelys replié à Béziers, ou d'Hammam-Righa récemment crée en Algérie.
      En novembre 1942, la zone libre est envahie et l’armée d’Armistice est dissoute. Toutes les manifestations à caractère militaire sont supprimées. Le commandant de l’école prend le titre de directeur et l’officier adjoint de sous directeur. Tous deux doivent revêtir la tenue civile.
     Le 23 juin 1943, la direction reçoit l’ordre d’évacuer avant le 2 juillet le quartier Chareton.
     Ainsi l’école d’Autun a passé 3 ans à Valence où la population lui a réservé un accueil des plus sympathique.

     Le 18 septembre 1943 l’école s’installe au camp de Thol (Ain), situé au nord-est de Pont d’Ain. La rentrée se fait le 21 octobre. On compte alors 475 élèves répartis en 4 classes de mathématiques élémentaires, 6 classes de première et 5 de seconde.
     Le 2 mai 1944, une cinquantaine d’élèves rejoint le maquis de l’Ain et constituera le « camp d’Autun » placé sous les ordres de l’aspirant Signori dit "Mazaud".  Les enfants de troupe participent aux combats de la Libération à Ambérieu en Bugey, à la Valbonne, à Neuville sur Ain… Au cours de ces combats, le jeune Bernard Gangloff est grièvement blessé et décède le 14 juillet 1944 des suites de ses blessures. En 1985 son nom sera donné au quartier principal abritant l’Ecole Militaire Préparatoire d’Autun.
      Compte tenu des évènements, le 3 mai 1944, la dissolution de l’Ecole est décidée.

     Le 15 décembre 1944, les élèves retrouvent leur Ecole.
     A l’issue de la  seconde guerre mondiale, l’école se développe en ouvrant de nouvelles classes de terminales et en 1951 est créée la  Corniche MAC-MAHON  qui assure la préparation du concours d'entrée à l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, option  "histoire et géographie" . Supprimée en 1965 puis réactivée en 1970 en option "lettres", cette Corniche est fermée en 1996.

    Le 1er septembre 1974 l’E.M.P. prend le nom de Collège Militaire. Ce changement ne modifie en rien la vie bien réglée de l’Ecole.


      Le 1er septembre 1983, le Collège militaire devient Lycée Militaire.
      En1984, Les classes des 1er et 2ème cycle sont ouvertes aux élèves féminins.
      Implanté aux quartiers Gangloff et Changarnier,  le lycée comporte aujourd'hui  un premier et un second cycle mixtes et deux classes préparatoires au concours des grandes écoles, options  "sciences économiques et sociales" et "sciences de l’ingénieur".

      Située aux lisières nord de la ville, la caserne Changarnier est construite en 1875. Elle comprend 26 baraquements (principalement destinés au logement des officiers et des soldats), une dizaine de dépendances, pour le stockage du matériel, les cuisines et le réfectoire. L’ensemble est baptisé du nom de Nicolas Changarnier, né à Autun le 26 avril 1793, qui a fait une brillante carrière militaire.
     La caserne est occupée, dès l’origine, par le 29ème de Ligne ; plus tard, elle abrite un centre de mobilisation ainsi qu’un centre de perfectionnement.
      Au printemps 1956, venus de la lointaine Indochine, 277 enfants de troupe de Dalat s’installeront dans les locaux rénovés.
     Depuis 1958, la caserne Changarnier regroupe les élèves du 1er cycle qui à l’issue de la classe de 3ème monteront à 'la Grande Ecole".

     Inauguré le 15 juin 1985 par le ministre de la Défense  dans le cadre des cérémonies du centenaire des Ecoles Militaires Préparatoires, le musée des Anciens Enfants de Troupe est installé au sein du quartier Gangloff et fait partie du patrimoine national grâce à la richesse des souvenirs et des nombreux témoignages exposés, dont les emblèmes des écoles dissoutes, conservés dans ce musée à titre exceptionnel…

     

 En 1955, le général Koënig, Ministre des armées, inaugure le monument aux morts élevé à la mémoire de tous les anciens morts pour la France, avant de remettre la Croix de Guerre TOE au drapeau de l'Ecole, déjà titulaire des Croix de Guerre 14-18 et 39-45, de la Légion d’Honneur et de la Médaille de la Résistance (avec rosette).


      L’Ecole Militaire Préparatoire d’Autun a formé un grand nombre de cadres qui s’illustreront non seulement au sein de l’armée, mais également dans les autres grands corps de l’Etat ou de la fonction publique, et dans le secteur privé.

      Au cours du XX ème siècle plus de 500 élèves ou anciens élèves sont tombés au « Champ d’Honneur » justifiant pleinement la devise de l’école :

Pour la Patrie toujours présents

         

Mise en page A. B. 2004
Mise à jour 28 septembre 2006
 

Important

Les commandants de l'Ecole
Important

Les professeurs principaux, directeurs des études et proviseurs
Important

Textes de référence

Genèse réglementaire

Références et succession des textes concernant les lycées militaires.
(fichier pdf)

Important

Lire

Daniel Grossin
(Tu59, Au63, Ai65-67)
raconte son séjour à Tulle, Autun et Aix-en-Provence et sa fierté d'être AET dans
"Ma vie d'enfant de troupe".
On peut aussi retrouver cet article dans la rubrique "articles de fond".
Lire l'article >>>

Créé par jacques
Dernière modification 2005-03-28 11:52 AM
Important

Deux héros

Dans le Maquis de l'Ain, du camp des enfants de troupe :

 

 

 

Baril   et   Gangloff
MPLF

Important

Georges Goumin

Ancien de St-Hippolyte du Fort
et d'Autun
SH 1918, AU 1920-1923
Georges Goumin
Compagnon de la Libération

Important

Olympiades 2007

Les collégiens de Changarnier ont clos l'année 2006-2007 par des 
Olympiades.



Autun

Le site officiel de la
ville d'AUTUN
http://www.ville-autun.fr/



Grandes écoles en 2004

Tableau de synthèse des admissions dans les grandes écoles en 2004 par les élèves du Lycée militaire d'Autun.
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