le musée d'hier à aujourd'hui...
Musée national des anciens enfants de troupe (AET).
Né de la volonté et de la pugnacité de quelques-uns de nos anciens, le musée national des Enfants de Troupes rassemble, depuis 1983, dans l’enceinte du Lycée Militaire d’Autun, un fond d’objets, d’images et de documents, témoignages du passé d’une institution sociale plus que centenaire.
Au sein d’un édifice de qualité dont de nombreux éléments sont inscrits à l’inventaire des monuments historiques, le musée occupe, dans ce qui fut jadis la chapelle du séminaire, une vaste salle dite « de la cuirasse » et la crypte, restituée dans son état initial, après d’importants et minutieux travaux conduits par la direction des travaux du génie de Dijon et celle des monuments historiques.
Il fut inauguré le 15 juin 1985 par le ministre de la Défense dans le cadre des cérémonies du centenaire des Ecoles Militaires Préparatoires.
En pénétrant dans ces lieux chargés d'histoire, le visiteur devine le hall de l'escalier principal conduisant à la crypte ; descendant quelques marches, il arrive dans une salle à l’architecture faite d'équilibre des proportions, de sérénité et de modestie.
Le musée des Anciens Enfants de Troupe fait partie du patrimoine. Patrimoine local, naturellement, mais surtout patrimoine national grâce aux émouvants souvenirs et aux nombreux témoignages exposés dont les emblèmes des écoles dissoutes, conservés dans ce musée à titre exceptionnel…
Mais remontons quelque peu dans le passé… en 1934 !
En même temps que celle de Rambouillet, l’Ecole Militaire Préparatoire de Saint-Hippolyte-du-Fort est dissoute et remplacée dans ses murs par un escadron de gendarmerie mobile.
Elèves, cadres et professeurs rejoignent leur nouvelle affectation : l’Ecole Militaire Préparatoire d’Epinal.
Quelques anciens de « Saint-Hippo », Justin Payre, François Landou, Marcel Harmand, soutenus par le maire de la ville, Monsieur Molines et avec l’aide de la Gendarmerie, s’occupent activement du carré militaire où reposent certains élèves.
Pour pérenniser les lieux de leur enfance, Justin Payre a l’idée de recueillir et de rassembler documents et objets, souvenirs divers, dans un local de l’ancienne école mis à sa disposition par la Gendarmerie.
Le musée Pastre-Matter est né ; il porte ainsi le nom de :
- Ulysse Pastre (1864-1930), ancien professeur à l’Ecole Militaire Préparatoire de Saint-Hippolyte-du-fort, député du Gard, membre de la commission de la Défense nationale, fondateur et premier président de l’Association des A.E.T.
- Paul Matter (1872-1957), Enfant de Troupe, Général de division, inspecteur de l’Infanterie, organisateur et bienfaiteur des Ecoles Militaires Préparatoires…
Connu de quelques rares anciens nostalgiques de leur enfance, le musée sera entretenu régulièrement jusqu’en 1974 par Payre, Harmand et Landou…
1974 : la Gendarmerie doit quitter Saint-Hippolyte-du-Fort, les locaux abritant le musée sont d’une vétusté extrême, la ville ne peut en obtenir la propriété…la mise en vente par l’intermédiaire des domaines est inéluctable !
1975 : Francis Chauvet, président de la section A.E.T. d’Autun et Xavier Mattei, vice-président de l’Association des A.E.T, proposent de transférer le musée à Autun.
C’est Henri Havard, alors commandant d’unité à Nîmes qui, avec les moyens de sa batterie, se charge du transport.
1977 : une salle de classe est mise à disposition ; l’Ecole Militaire Préparatoire d’Autun, la section A.E.T. d’Autun, l’Association des A.E.T., l’ensemble des A.E.T eux-mêmes par le biais d’une souscription… mais aussi le Conseil général et la municipalité d’Autun, participeront physiquement ou financièrement aux travaux d’aménagement.
L’ensemble des souvenirs toujours en place à Saint-Hippolyte-du-Fort est alors transféré à Autun.
Très rapidement, les locaux mis à la disposition s’avèrent insuffisants…le musée commence à être connu, voire reconnu comme « musée de tradition de l’armée de terre »…le centenaire de la création des Ecoles Militaires Préparatoires est proche !
Jacques Maurice, ancien de l’Ecole Militaire Préparatoire d’Autun, en prend le commandement.
Son dévouement, son opiniâtreté, son efficacité…et l’aide de quelques A.E.T. alors en postes de responsabilité, auront raison de toutes les difficultés !
Le musée des Enfants de Troupe sera installé dans une partie de l’ancienne chapelle, alors salle de musique, et dans la crypte, utilisée…comme chaufferie !
Le premier conservateur qui en a été aussi le principal organisateur fut Robert PERRUCHET.
On connaît la suite !
L’organisation actuelle :
Au regard de la réglementation en vigueur dans l’Armée de Terre, ce musée de tradition a été classé national en 1994. Il dépend donc de l’Etat-Major de l’Armée de Terre (Délégation au Patrimoine) qui assure en particulier le soutien logistique.
Le chef de corps du Lycée Militaire d’Autun, autorité de tutelle du musée, en désigne le directeur et le conservateur.
Une association (type loi 1901), « l’Association des Amis du Musée des anciennes Ecoles Militaires Préparatoires et des Enfants de Troupe », a pour but d’aider le conservateur dans sa mission et de recueillir les souvenirs et dons susceptibles d’être conservés au musée.
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Deux importants acteurs ont quitté définitivement l'institution. Pour lire les derniers éloges qui leur ont été rendus, cliquez sur les liens ci-après.
Francis Chauvet (TU37-41, AD42)

