Activités passées
Après la clôture de l’AG par le Chant des Enfants de Troupe, nous nous sommes dirigés vers “La Pagode” afin d’absorber un breuvage fermenté bien mérité, puis ce fut le déjeuner au mess du 503° RT. Repas remarquable tant par sa présentation que par la diversité et la qualité des mets que nous ont servi le gérant et son équipe. Qu’ils en soient chaleureusement remerciés. “Nous reviendrons ! ”
Le repas donnant dans l’excellence, les conversations allèrent bon train et les convives ne manquèrent pas de faire honneur à la piste de danse. C’est à une heure fort avancée que nous nous quittâmes pour rejoindre nos “pénates” respectives.
-Assemblée générale annuelle à Souge, le samedi 19 avril 2008.
Décidément, nous ne nous quittons plus, puisque pour certains d’entre nous, c’est la troisième activité en une semaine. Mais nous ne nous en plaignons pas, bien au contraire. Tout ce qui resserre les liens est le bienvenu, dans notre association. Nous voulons cultiver l’entraide, et nous cherchons actuellement un modèle pour monter des dispositifs ponctuels, qui s’avèrent efficaces chez d’autres associations, et qui pourraient donc porter ses fruits pour nos anciens. D’ailleurs, ils sont là, nos anciens : pas moins de 50 AET participent à cette assemblée, et dès les aurores, débarquent pour un accueil café –croissants toujours très apprécié de toutes et de tous.
Il faut d’ailleurs composer avec ceux qui ne sont pas en très bon état physique. Nous avons prévu des covoiturages, et des allers-retours à l’intérieur pour celles et ceux qui éprouvent de la difficulté à se déplacer. La voiture de Rulleau sert de taxi, et c’est heureux.
En attendant l’heure, nous sortons notre gerbe du coffre de la voiture de Dulou, pour lui faire prendre l’air chargé de pollen des pins du camp de Souge.
Dulou est allé vérifier que la stèle est bien en place sur la place d’armes du camp, et déjà, il est l’heure de se rassembler, et de marcher jusqu’à l’emplacement de notre cérémonie. Aux ordres de Dulou, nous rectifions la position, et le drapeau monte avec ce crissement que nos vieilles oreilles entendent encore comme quand elles étaient plus jeunes et percevaient tous les aigus du fer contre le fer des roulettes des mâts des couleurs. Le drapeau se cale en haut avec le choc attendu, et Rulleau accompagné de Dulou déposent la gerbe devant notre stèle, alors que Féron prend les photos qui immortalisent les gestes. Aux morts ! La minute de silence est chargée d’émotion. Puis, nos deux camarades rejoignent les rangs et, tous ensemble, nous entonnons la Marseillaise. Tout surpris d’avoir chanté avec un tel élan, la minute du silence qui suit n’est pas feinte. Le vent nous prend à la gorge, balayant les cheveux devenus plus rares, « et qui poussent moins vite », selon l’expression de l’un de nos anciens présidents.
Revenus à l’intérieur du cinéma, nous participons avec attention à l’assemblée statutaire, le rapport moral et d’activités, puis le rapport financier, et enfin, le renouvellement du bureau, auquel le nom de notre camarade Gillet est unanimement ajouté aux autres. Les questions sont pertinentes, et nous nous efforçons d’y répondre, parfois même entre nous, de façon simple et directe. Pour ce qui est de la prochaine activité champêtre, Dulou nous propose de faire une petite compétition AET contre SEMLH, dans un château du médoc, autour d’un méchoui. Ceci recueille une très large majorité de gens intéressés, et il est demandé à Dulou de prendre contact avec le président de la section de la SEMLH.
Puis, les questions diverses sont évoquées, avec l’achat d’un drapeau par notre section. Les acteurs habituels sont sollicités pour effectuer des recherches, notamment auprès de l’office national des anciens combattants, pour les subventions qui nous permettraient d’envisager un tel projet.
Enfin, deux messieurs des AGF viennent nous parler de dépendance et nous donner une information particulièrement intéressante et très appréciée sur les questions liées à l’âge, au handicap, aux successions, et aux transmissions de patrimoine.
L’apéritif nous réunit, pendant que Dulou, soucieux de récupérer la gerbe, reste en retrait, et que le lieutenant-colonel Alain Lefetz, commandant en second le 503ème régiment du train nous rejoint à « la Pagode ».
C’est avec une soixantaine de convives que le repas toujours d’une grande qualité nous est servi, sous la forme conviviale d’un buffet, dans les locaux du régiment, et nous nous quittons, après la coupe de champagne offerte par le 503ème régiment du train.
Bref, une excellente journée, où nous avions convié également le soleil, qui a été de la partie, jusqu’à notre départ.
- CEREMONIE DU 26 MARS 2008:
Cérémonie au cours de laquelle la plaque d’enfant de troupe mort pour la France a été dévoilée à Bègles, le 26 mars 2008, sur la sépulture de notre camarade Lailhacar.
C’est par 10 centimètres d’eau, dans le terrain sablonneux et détrempé du cimetière de Bègles, en Gironde (banlieue de Bordeaux), que la famille Lailhacar et la famille AET se sont retrouvées pour honorer un jeune enfant de troupe mort par blessure par balle, en luttant pour notre liberté.
Aussi étions-nous trempés jusqu’aux os, par une pluie diluvienne, mais avançant, derrière le drapeau de la Légion d’honneur du comité de Pessac et des Graves, dont André Dulou est le président, porté par Jean-Claude Cheyssou, secondé par Michel Bérard, qui portait la gerbe, et sous la présidence de Michel Rulleau, avec la présence de l’adjoint à la mairie de Bègles, chargé des anciens combattants, et des camarades Michel Féron, Pierre Boutie, et de ceux qui avaient connu Lailhacar : Robert Laffitte et Paul Gadais, jusqu’au tombeau de l’intéressé, qui avait été préparé par Michel Rulleau, pour la circonstance.
Sur place, les gens se disposent, le vent et la pluie redoublent de puissance et de froid, les parapluies ont même du mal à tenir dans les mains qui glissent, l’humidité est partout, et les frissons ne sont pas feints. Les drapeaux de la Légion d’honneur et du souvenir français claquent. Droits, nous écoutons Michel Rulleau faire l’éloge de notre camarade tombé au champ d’honneur. La famille et Michel Rulleau dévoilent la plaque, et nous rectifions la position, lors du dépôt de gerbe, sur laquelle le ruban marque simplement notre attachement : aux couleurs nationales, les trois lettres A.E.T. ressortent parfaitement au milieu de la composition florale. La famille creuse un instant la place de la gerbe, puis, après un instant de recueillement, nous entonnons l’Hymne national, sous la pluie qui cache l’émotion.
De retour dans les voitures, il pleut soudain un peu moins, et nous nous retrouvons autour d’un verre, café, chocolats chauds pour terminer dans la camaraderie cette cérémonie, et échanger encore les souvenirs des anciens.
Congrés de Bordeaux 2005:
Pour la deuxième fois au cours des cinquante dernières années, la section de Bordeaux a organisé le congrès national de l’association des AET. Samedi 4 juin 2005, cela faisait un an et demi que nous attendions ce jour avec une certaine impatience, mais aussi avec beaucoup d’appréhension. Que tous les camarades de la section soient rassurés, ce congrès a été une réussite. Les remerciements des AET venus de toute la France et les félicitations reçues par notre président Michel Rulleau en portent témoignage. L’organisation de ces journées, s’étant déroulées dans les meilleures conditions, devraient rester dans les annales de notre association sous l’appellation « grand cru ». Michel Rulleau remercie chaleureusement tous les membres de la section pour le résultat obtenu et le soutien amical qu’il a reçu dans cette entreprise, qui a permis une fois de plus de resserrer les rangs des AET girondins.
Avec un budget de 33 000 €, notre trésorier Pierre Boutié et son équipe ont su, par leur métier et leur rigueur, mériter notre admiration en obtenant un parfait équilibre de toutes ces opérations pour atteindre un bilan que nous pouvons annoncer par des « chiffres » :
- 194 : c’est le nombre d’AET présents à l’assemblée générale dont 78 girondins. Sans être chauvin disons « bravo les Girondins ».Avec 132 pouvoirs sur un total de 1048 les organisateurs se sont sentis véritablement soutenus.
- 87 : c’est le nombre de dames qui ont accompagné les AET et participé à la visite de Bordeaux. Que cette évocation de la participation des épouses au congrès 2005 soit l’occasion de remercier toutes celles qui ont facilité la tâche et soutenu le moral des organisateurs, toutes celles qui ont participé au congrès, et de féliciter plus particulièrement Minouche et Gina, épouses de notre président et de notre secrétaire, pour leur dévouement à la cause AET.
- 254 : c’est le nombre des convives qui ont dégusté l’excellent repas servi par le 503ième régiment du train à Souge présidé par notre camarade Hamlaoui Mékachèra, ministre délégué aux anciens combattants. et accueilli par le vice-président de l'association nationale le général de brigade Alain Boyer. Merci, M. le ministre d’avoir honoré de ta présence ce rassemblement d’AET et de te savoir heureux de retrouver tes copains AET.
- 261 : c’est le nombre des AET participants à la cérémonie organisée en l’honneur de nos anciens morts pour la France ou en service commandé. Cette prise d’armes, centrée sur notre stèle, présidée par le ministre délégué aux anciens combattants avec la présence du général de corps d’armée Georges Ladevèze qui recevaient les honneurs du 503ième régiment du train aux ordres du chef de corps par suppléance le lieutenant-colonel Alain Lefetz. Trente-deux porte-drapeaux, la musique de la région terre sud-ouest, les troupes, les autorités civiles et militaires ont contribué à la réussite de ce moment solennel. S’en suivait un pot offert par la municipalité de Martignas et de son maire Michel Vernejoul pour partager quelques instants de détente et de convivialité.
- 253 : c’est le nombre de ceux qui ont fait la « java » jusqu’à une heure bien avancée de la nuit en partageant un très bon repas accompagné par la prestation exceptionnelle d’un excellent orchestre.
- 192 : c’est le nombre d’AET et de conjoints qui ont participé à l’office religieux le dimanche 5 juin dans la cathédrale de Bordeaux et à la réception offerte par la mairie de Bordeaux au palais Rohan. Une photo de groupe était réalisée côté jardin avant de rejoindre le mess de garnison Cursol pour partager le repas de clôture et de terminer par la note finale du chant des enfants de troupe.
- 1 : seul regret, c’est celui de n’avoir pas pu accueillir et de n’avoir pas eu parmi nous notre président national le général de division Jean Claude Batteux. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement, et nous espérons qu’il nous reviendra bientôt.