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Biographie du Chef d’Etat-major

de l’armée de Terre

 
Le général d’armée Bertrand RACT-MADOUX est né le 9 février 1953 à Saumur. Saint-Cyrien de la promotion 1972, il choisit l'arme blindée et cavalerie et poursuit sa formation à Saumur. Il sert ensuite successivement en régiment et en état-major, dans une grande variété de spécialités.
En juillet 1995, il prend le commandement du 1er régiment de spahis à Valence avant d'être promu colonel le 1er octobre suivant. De février à juin 1996, il commande le bataillon d'infanterie n° 2 de l'IFOR à Sarajevo en ex-Yougoslavie.
A l'issue de son temps de commandement, à l'été 1997, il rejoint le commandement militaire d'Ile-de-France à Saint-Germain-en-Laye pour y exercer les fonctions de chef du bureau "recrutement".
Auditeur au Centre des hautes études militaires et stagiaire à l'Institut des hautes études de défense nationale en septembre 1999, il devient, à l'été 2000, adjoint au chef du bureau "études et stratégie militaire" de l'état-major des armées à Paris. Il est le rédacteur du chef d’état-major des Armées.
En août 2002, il prend la tête de la 2e brigade blindée à Orléans où il est nommé général de brigade le 1er septembre de la même année.
Au cours de cette affectation, il participe d'octobre 2003 à février 2004 à l'opération Licorne en Côte d'Ivoire en qualité de commandant tactique des forces françaises.
Le 1er septembre 2004, il retrouve l'état-major des armées à Paris où il se voit confier les fonctions d'adjoint au major général et celles de chef de la division "études, stratégie militaire générale et pilotage". Il est promu général de division le 1er juin 2005.
Elevé aux rang et appellation de général de corps d’armée le 1er septembre 2007, il occupe depuis cette date le poste de directeur du cabinet du directeur général de la sécurité extérieure.
Le 22 juin 2011, en conseil des Ministres, le général de corps d’armée Ract Madoux est élevé au rang de général d’armée et nommé chef d’état-major de l’armée de Terre à compter du 1er septembre 2011.
Breveté d'études militaires supérieures, titulaire de deux citations, le général d’armée Bertrand RACT-MADOUX est commandeur de la Légion d'honneur et commandeur de l'ordre national du Mérite.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre du Chef d’Etat-major de l’Armée de Terre
N° 13 septembre 2011
Au travers de cette lettre, vous pouvez suivre, depuis novembre 2009, la vie et les missions de l’armée de Terre. Ce bulletin d’information est avant tout un lien direct entre le chef d’état-major de l’armée de Terre et
les différentes associations.
De nombreux thèmes ont ainsi été traités et les propositions variées qui nous sont parvenues ont été progressivement prises en compte pour répondre à vos attentes.
Cette lettre reçoit un écho toujours très positif.
Je la maintiendrai ainsi dans son format actuel car elle est un relais indispensable avec tous les acteurs du monde associatif. Je compte donc sur vous pour être nos ambassadeurs. Il vous appartient et de faire comprendre l’armée de Terre autour de vous et de la faire rayonner.
Je viens d’être nommé à la tête d’une armée de Terre certes en pleine transformation, mais qui reste avant tout résolument tournée vers les
opérations. Sous l’impulsion du général Irastorza, dont je salue le travail remarquable, elle a vécu deux phases importantes de sa réorganisation.
La première, structurelle, entamée dès 2009, l’a réorganisée et façonnée telle que nous la connaissons aujourd’hui. La deuxième, plus fonctionnelle, a été engagée en ce début d’année. Elle a vu d’une part la création des bases de Défense,dont nous savons tous le nouvel enjeu qu’elles représentent, et d’autre part le transfert de près de 25% de la communauté humaine « armée de Terre » hors de son sein.
Grâce à cette lettre vous avez pu suivre et comprendre, mais également faire comprendre, ces différentes restructurations. Vous avez ainsi
pu accéder régulièrement à l’actualité de l’armée de Terre et constater combien celle-ci n’avait pas été détournée de sa finalité, l’engagement
opérationnel, et de tout ce qui y concourt le plus directement.
Notre armée de Terre remplit brillamment ses contrats même si, parfois, les raisons de nos différents engagements ne sont pas suffisamment
comprises de nos concitoyens. La Nation toute entière a pu saluer le courage de nos soldats en opérations et éprouver une réelle fierté
pour leur participation à la résolution récente de plusieurs crises internationales, notamment en Côte d’Ivoire et en Libye. Cette actualité s’est parfois aussi avérée douloureuse. Cette année 2011 a été marquée par des engagements très durs en Afghanistan qui ont montré la solidité
des hommes et femmes engagés sur ce théâtre exigeant et difficile. Je tiens à leur rendre hommage pour leur travail remarquable mais aussi à
saluer la mémoire de nos camarades qui ont fait le sacrifice de leur vie, au service de la France, dans l’exécution de leur mission.
Après avoir présenté dans les lettres précédentes certaines fonctions opérationnelles, j’ai choisi, dans ce numéro, de mettre en lumière le soutien des opérations et la réserve opérationnelle. Elles connaissent, à l’image dnotre armée de Terre, de profondes mutations.
Je propose aussi un zoom sur l’Afghanistan afin de mieux appréhender nos engagements sur ce lointain théâtre d’opération.
Bonne lecture à tous.
Général Bertrand Ract-Madoux

 

Lettre du Chef d’Etat-major de l’Armée de Terre
N° 14 novembre 2011

 

Depuis maintenant trois mois, j’ai le grand privilège de rencontrer nos soldats

Aussi bien dans leur garnison qu’en opération extérieure. C’est pour le chef d’état-major de l’armée de Terre une immense fierté de constater la grande

cohérence de notre armée au terme d’un long processus de

professionnalisation et de restructurations.

Si un certain nombre de sujets restent préoccupants pour notre armée de Terre, je l’ai souligné lors de mes auditions à l’Assemblée nationale et au Sénat en octobre 2011, il n’en demeure pas moins que celle-ci remplit

parfaitement ses missions avec entrain, pugnacité et détermination. Certes, la loi de programmation militaire n’a pas accentué " la remise à niveau des moyens terrestres " ; le budget 2012 devrait entraîner une diminution du nombre de jours de préparation et d’activités opérationnelles ; les crédits d’infrastructure alloués ne permettront pas de rattraper les retards accumulés ; enfin l’armée de Terre devrait passer l’année prochaine sous le seuil des e anniversaire de l’armistice, le Président de la République a tenu à décorer les emblèmes d’unités engagées récemment en opérations. Il a aussi souhaité donner à cette journée une dimension significative et symbolique en la déclarant date de commémoration de tous les morts pour la France.

 

100 000 militaires et des 10 000 civils.

Néanmoins, je tiens à rappeler l’efficacité réelle de notre préparation opérationnelle à l’image de l’engagement des forces terrestres en République

de Côte d’Ivoire, mais aussi en Lybie où je souligne le rôle prépondérant qu’a joué l’ALAT, rôle mis à l’honneur par le ministre de la Défense lors de sa

visite à Mont de Marsan. Ce sont des sujets concrets de grande satisfaction.

Dans un autre registre, l’armée de Terre est aussi capable d’exploits comme celui réalisé par le groupe militaire de haute montagne qui, le premier, a vaincu la cordillère Darwin à l’ouest de la Terre de feu. Je suis également admiratif devant la qualité opérationnelle de nos unités en Afghanistan, où nos soldats font preuve de courage et de détermination. Il en est de même sur les autres théatres, tels que le Liban ou le Kosovo.

Par ailleurs, dans la continuité des transformations de l’armée de Terre et pour parfaire la préparation des unités, un nouveau cycle opérationnel des forces terrestres à cinq temps est aujourd’hui appliqué. Tout en maintenant un niveau d’excellence opérationnelle, ce cycle, détaillé dans cette lettre, garantit un seuil de compétences et un rythme adapté à la vie de nos régiments et de nos soldats.

Le mois de novembre marque traditionnellement la communion de nos armées, et des Anciens combattants, avec la population française. Les

cérémonies du 11 novembre ont indubitablement revêtu cette année un aspect mémorable. Outre le 93

Tous ces gestes forts montrent à notre population, et principalement aux jeunes générations et aux classes des écoles souvent présentes au cours des

cérémonies, le prix consenti par l’armée de Terre au service de son engagement pour la France. Je profite de cette occasion pour rendre à nouveau hommage au caporal Goran Franjkovic, tombé pour la France

en Afghanistan le 14 novembre 2011.

Enfin, je clôturerai cette lettre en soulignant l’enjeu que représente actuellement, pour tous, le recrutement au sein de l’armée de Terre. Bien

recruter puis fidéliser est en effet un défi majeur à relever à l’heure où le vivier est compté et alors que je demande à l’armée de Terre de maintenir le niveau

d’excellence qui est le sien.

Bonne lecture.

 

 

Lettre du Chef d’Etat-major de l’Armée de Terre
N° 16 de mars 2012

 

Les liens unissant l’armée de Terre aux associations qui partagent ses valeurs et ses préoccupations sont sincères et indéfectibles. La somme récupérée pour nos blessés en 2011 est une illustration manifeste de l’investissement
de chacun : unités d’active et de réserve, associations, etc.
L’armée de Terre doit préserver cette cohésion. Elle fait sa force. Ainsi, au cours des mois à venir, les échéances électorales, la révision du Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale, et l’élaboration d’une nouvelle loi de programmation militaire ne doivent pas la détourner de son objectif principal quiest de donner au CEMA un outil de combat efficace et cohérent. A cette fin, si quelques contraintes pèsent encore sur le programme « équipement des
forces », je constate que la politique d’équipements de l’armée de Terre est entrée dans sa 3e phase de renouvellement depuis 1945 et nous ne pouvons
que nous réjouir des évolutions récentes détaillées dans cette lettre.
Cependant, si l’effort en faveur des équipements terrestres doit se poursuivre, en 2012, n’oublions pas que notre armée de Terre demeure confrontée à la
réalisation de ses effectifs qui reste son premier enjeu permanent. Dans ce contexte, il nous faut encore et toujours assurer une meilleure reconnaissance des réalités de notre armée au sein de la Nation.
La reconnaissance politique est indéniable lorsque, sous l’autorité du ministre de la Défense, 45 formations méritantes de l’armée de Terre se voient attribuer la croix de la valeur militaire au titre des opérations extérieures.
Et si, par ailleurs, le lien Armées-Nations est parfois ténu, il nous faut davantage le mettre en évidence, par l’emploi et le recrutement appropriés de réservistes, qu’ils soient réservistes opérationnels ou réservistes citoyens. Il y a dans ce numéro des témoignages qui illustrent l’investissement individuel de personnes issues de la société civile au profit de l’armée deTerre.
Enfin, je ne terminerai pas cet éditorial sans rendreun double hommage.
Je tiens à saluer tout d’abord la mémoire de nos quatre sous-officiers lâchement tués dans l’accomplissement de leur mission sur la base
avancée de Gwan. Ce ne sont pas des victimes, ce sont des héros, des héros ordinaires morts dans l’accomplissement de leur mission. Je pense à leurs
familles et aux blessés qui étaient avec eux dans ces instants tragiques. Leur mémoire a été honorée par un élan remarquable très bien relayé et par un
soutien amical de milliers de personnes rassemblées sur le pont Alexandre III et le long de l’Esplanade des Invalides.
Puis mes pensées vont aux familles de nos trois parachutistes froidement assassinés, et au parachutiste blessé, à Toulouse et Montauban. Un
hommage national leur a été rendu le 21 mars 2012 .
Bonne lecture à tous.
Général d’armée Bertrand Ract Madoux

 

Général d’armée Bertrand Ract-Madoux

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