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Décès de Jacques REMY

 Jacques nous a quittés le 15 mai 2011. A ses camarades AET présents et à la nombreuse assistance venue lui rendre un dernier hommage à ses obsèques, le Président DEPARDIEU a prononcé l'éloge funèbre de notre camarade, dont voici quelques extraits.

 

Jacques RÉMY est né le 3 janvier 1927 à  Paris, où son père est Garde Républicain.  

 

C'est donc de Paris, occupé par les Allemands, que Jacques partira un matin de janvier1941  avec son père, pour l' École Militaire Préparatoire des Andelys, repliée sur Béziers.

C'est dans cette ville, puis à Montélimar pendant presque quatre ans, que Jacques est confronté aux difficiles conditions de la vie sous l’Occupation, aussi et surtout dans les « boîtes » : peu de chauffage, l’eau chaude avec parcimonie, une alimentation « frugale », les permissions une fois par trimestre … Montélimar-Paris ce n'est pas tout près …

Mais en même temps c’est la fraternité, la complicité, les joies et la fierté partagées lors des succès de la « boîte »

Voilà ce que Jacques a vécu, ce passage initiatique a forgé son caractère et l'a préparé aux épreuves à venir.

 

A 18 ans il s'engage pour cinq ans dans l’infanterie et rejoint le 20 janvier 1945 le 6° Régiment de Tirailleurs Algériens à TLEMCEM en Algérie. Nommé sergent à 19 ans il rejoint l’école des cadres que vient de créer le Général de Lattre de Tassigny à Cherchell.

 

Muté au 2° RTA à Oran, début 1947, il  rejoint l’Indochine  avec le 2° Bataillon de marche de ce Régiment en juillet 1949. Il a 22 ans et il laisse Yvette, sa jeune fiancée originaire de Maiche, rencontrée à Paris au cours d’une permission.

 

C’est dans cette unité composée essentiellement de « chibanis » que Jacques va vivre son « baptême du feu » au Tonkin. C'est là qu’il va obtenir une belle citation et la croix de guerre des T.O.E. C’est aussi sur ce terrain difficile que sa forte constitution physique va être mise à dure épreuve, mais il ne se  plaindra jamais, trop conscient de l’autorité qu’il représente au sein de sa section. Il est nommé sergent chef en juillet 1951, il a 24 ans.

 

Rapatrié après 27 mois de séjour en Indochine, il retrouve Yvette, sa promise, et l’épouse le 5 février 1952.

Il découvre, après huit ans de service pour la première fois une garnison en France.

C’est donc à Sarrebourg au 26° RI puis à Montbéliard au 35° RI qu’il s’orientera vers une carrière administrative et sera nommé en octobre 1952 sergent major.

 

En 1952, Jacques demande une affectation en Allemagne et rejoint à nouveau les Tirailleurs  à Coblence, où naîtront ses deux enfants. Muté au 23° RI en Tunisie d’abord, de mai  à juillet 1957, puis en Algérie jusqu’en novembre 1959, il sera basé dans des zones particulièrement difficiles et réputées « pourries » tant la rébellion y est bien implantée. C’est lors de cette campagne que l’adjudant Rémy obtient à nouveau une citation et la croix de la valeur militaire pour son comportement exemplaire, et qui lui vaut également la concession de la Médaille militaire le 31 décembre 1958 : il a alors trente deux ans.

 

Après 31 mois de séjour opérationnel, Jacques rejoint Belfort et le centre d’instruction du 35° RI / 61 °RAA. Promu adjudant-chef  le 1° juillet 1961, il sera  muté au 110 RIM toujours à Belfort en janvier 1962 avant de « poser le sac à terre »  le 5 juillet 1962 et de faire valoir ses droits à la retraite. Il totalise 17 années et demi de service dont 13 années hors de France.  

 

Marqué par cette vie difficile et ces séparations nombreuses, Jacques Rémy souhaitera bénéficier d’une reconversion heureuse, pour profiter d’une vie familiale plus calme et surtout plus stable.

 

Avec beaucoup de volonté et de persévérance il se lancera à corps perdu dans la préparation des concours de la Banque de France qu’il intégrera en 1964. Il y terminera cette seconde  carrière le 1° mai 1987 à Besançon, à 60 ans, avec le titre envié de  caissier de 1° classe.

(…)

Enfin, Jacques, c’était le Copain fidèle que l’on retrouvait avec plaisir lors de nos réunions, le Copain discret, soucieux, voire trop soucieux de ne pas déranger, mais aussi le Copain attaché au bonheur des autres, merci cher Jacques de cet exemplarité dont je voudrais témoigner devant  ceux qui sont venus t’accompagner aujourd’hui.

Jacques RÉMY est né le 3 janvier 1927 à  Paris, où son père est Garde Républicain.  

 

C'est donc de Paris, occupé par les Allemands, que Jacques partira un matin de janvier1941  avec son père, pour l' École Militaire Préparatoire des Andelys, repliée sur Béziers.

C'est dans cette ville, puis à Montélimar pendant presque quatre ans, que Jacques est confronté aux difficiles conditions de la vie sous l’Occupation, aussi et surtout dans les « boîtes » : peu de chauffage, l’eau chaude avec parcimonie, une alimentation « frugale », les permissions une fois par trimestre … Montélimar-Paris ce n'est pas tout près …

Mais en même temps c’est la fraternité, la complicité, les joies et la fierté partagées lors des succès de la « boîte »

Voilà ce que Jacques a vécu, ce passage initiatique a forgé son caractère et l'a préparé aux épreuves à venir.

 

A 18 ans il s'engage pour cinq ans dans l’infanterie et rejoint le 20 janvier 1945 le 6° Régiment de Tirailleurs Algériens à TLEMCEM en Algérie. Nommé sergent à 19 ans il rejoint l’école des cadres que vient de créer le Général de Lattre de Tassigny à Cherchell.

 

Muté au 2° RTA à Oran, début 1947, il  rejoint l’Indochine  avec le 2° Bataillon de marche de ce Régiment en juillet 1949. Il a 22 ans et il laisse Yvette, sa jeune fiancée originaire de Maiche, rencontrée à Paris au cours d’une permission.

 

C’est dans cette unité composée essentiellement de « chibanis » que Jacques va vivre son « baptême du feu » au Tonkin. C'est là qu’il va obtenir une belle citation et la croix de guerre des T.O.E. C’est aussi sur ce terrain difficile que sa forte constitution physique va être mise à dure épreuve, mais il ne se  plaindra jamais, trop conscient de l’autorité qu’il représente au sein de sa section. Il est nommé sergent chef en juillet 1951, il a 24 ans.

 

Rapatrié après 27 mois de séjour en Indochine, il retrouve Yvette, sa promise, et l’épouse le 5 février 1952.

Il découvre, après huit ans de service pour la première fois une garnison en France.

C’est donc à Sarrebourg au 26° RI puis à Montbéliard au 35° RI qu’il s’orientera vers une carrière administrative et sera nommé en octobre 1952 sergent major.

 

En 1952, Jacques demande une affectation en Allemagne et rejoint à nouveau les Tirailleurs  à Coblence, où naîtront ses deux enfants. Muté au 23° RI en Tunisie d’abord, de mai  à juillet 1957, puis en Algérie jusqu’en novembre 1959, il sera basé dans des zones particulièrement difficiles et réputées « pourries » tant la rébellion y est bien implantée. C’est lors de cette campagne que l’adjudant Rémy obtient à nouveau une citation et la croix de la valeur militaire pour son comportement exemplaire, et qui lui vaut également la concession de la Médaille militaire le 31 décembre 1958 : il a alors trente deux ans.

 

Après 31 mois de séjour opérationnel, Jacques rejoint Belfort et le centre d’instruction du 35° RI / 61 °RAA. Promu adjudant-chef  le 1° juillet 1961, il sera  muté au 110 RIM toujours à Belfort en janvier 1962 avant de « poser le sac à terre »  le 5 juillet 1962 et de faire valoir ses droits à la retraite. Il totalise 17 années et demi de service dont 13 années hors de France.  

 

Marqué par cette vie difficile et ces séparations nombreuses, Jacques Rémy souhaitera bénéficier d’une reconversion heureuse, pour profiter d’une vie familiale plus calme et surtout plus stable.

 

Avec beaucoup de volonté et de persévérance il se lancera à corps perdu dans la préparation des concours de la Banque de France qu’il intégrera en 1964. Il y terminera cette seconde  carrière le 1° mai 1987 à Besançon, à 60 ans, avec le titre envié de  caissier de 1° classe.

(…)

Enfin, Jacques, c’était le Copain fidèle que l’on retrouvait avec plaisir lors de nos réunions, le Copain discret, soucieux, voire trop soucieux de ne pas déranger, mais aussi le Copain attaché au bonheur des autres, merci cher Jacques de cet exemplarité dont je voudrais témoigner devant  ceux qui sont venus t’accompagner aujourd’hui.