Historique
historique de la section
La section des AET du Gard.
Nîmes a toujours été une garnison militaire d'importance. De ce fait, il était naturel de rencontrer de nombreux AET dans les rangs des différentes unités qui y stationnaient. Et alors quoi donc de plus naturel que de former un groupe ? C'est ainsi que la section des AET de Nîmes a vraisemblablement été créée. Sans doute, car les archives de la section ne permettent pas de situer avec précision la date de création. Mais qu'importe, restons dans ce que la mémoire actuelle autorise et commençons notre historique en 1946, juste un peu après la deuxième guerre mondiale.
A cette époque et pour ce qui concerne l'Armée de terre, l'arme de destination essentielle des AET, l'unité principale de la garnison semblait être l'école de l'artillerie sol-air. On disait alors le Cours Pratique de Tir Anti-Aérien. Une arme hautement spécialisée s'il en est, dont les effectifs en officiers comme en sous-officiers étaient très importants, se trouvant ainsi être un vivier AET des plus actifs. Enfin, c'est dans cette école qu'un certain nombre d'élèves des EMP allaient faire leurs premiers pas dans la carrière militaire en suivant un peloton d'élèves sous-officiers qui leur était entièrement dévolu. La tradition voulait aussi que leurs chefs soient tous des anciens et il en fut ainsi pendant de nombreuses années.
Il va sans dire que le jeune était "invité" à participer aux réunions mensuelles que fréquentaient les anciens des environs. Il se trouvait aussi que du fait de la proximité de l'ancienne EMP de St Hippolyte du Fort, il subsistait dans la région, un important contingent de camarades issus de cette école et qui formait un noyau très solide et pérenne. Pendant très longtemps, la section de Nîmes fut très active et ses manifestations fort courues.
Mais il va là comme de tout. Dans les années quatre-vingts, la restructuration militaire a fait œuvre de sape. La belle école de l'artillerie sol-air et son régiment support firent mouvement sur Draguignan, la base aérienne de Courbessac ferma ses portes elle aussi et la section de Nîmes se trouva fort dépourvue. Malgré les louables efforts de quelques anciens dont la fidélité ne se démentait pas mais dont l'érosion naturelle était inexorable, elle fut vaincue faute de combattants. Et après de brefs soubresauts, elle entra en totale léthargie.
Mais en 1997, tel le phœnix, elle naquit de ses cendres. Il advint en effet qu'un fanatique choisit cette ville pour se retirer de la vie dite active. Tous le connaissaient et tous savaient qu'il ne pourrait laisser les choses en l'état et c'est tout naturellement qu'il entraîna une poignée d'inconditionnels, jusque-là timorés, à la reconstruction d'une vraie entreprise de franche camaraderie, active et bien vivante.
Dans le Gard, comme dans d'autres départements comparables sur le plan d'implantations militaires, source d'AET, les effectifs ont souvent tourné entre deux et trois cents AET. Bien entendu, entre AET et adhérents, la marge est restée grande, trop grande. Mais enfin, si on la compare à l'échelon national, on ne pourrait que se réjouir. Ou s'attrister. En effet, les cotisants ont avoisiné dans cette dernière décade, 40 % de l'effectif connu. L'association nationale s'en contenterait sûrement.
En 2006, on comptait près de 200 AET dûment répertoriés dans le département (les élèves ne sont pas inclus dans le nombre). Les cotisants sont au nombre de 84. Sur un exercice, on a pu dénombrer près de 80 participants mais, l'ensemble des manifestations s'articulant toujours autour d'un "noyau dur" composé d'une trentaine de camarades ou de veuves de camarades.
De temps à autre, un ancien rejoint la section. Il ne lui est jamais rien demandé et il se fond vite dans le groupe. Nous ne sommes pas dupes, nous savons que le flux ira se tarissant inéluctablement. Pour l'instant, nous survivons et nous avons au moins le mérite d'exister.
Louis Picard
Dernière modification 2006-12-04 08:06 AM