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Notre beau pays

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 La Section regroupe les Anciens Enfants de Troupe des deux départements septentrionaux, qui constituent la région du même nom. Elle est récente, puisque sa constitution date du début de la dernière décennie, lorsque, mystérieusement, celle du Nord connut l’incertitude alors que celle du Pas-de-Calais cessait d’exister. C’est ainsi que Michel Drouard, aidé de quelques camarades, décida de créer la section actuelle, dont il assume depuis la présidence, avec dévouement.


                Actuellement les effectifs s’élèvent à environ 300 A.E.T recensés, dont 74 réputés fidèles à notre Association. C’est évidemment trop peu, même si le nombre augmente lentement. Cela reste de toute façon insuffisant, si l’on considère que cette région est l’une de celles où la densité de population est la plus importante du pays. Un espoir, des arrivées nouvelles plus nombreuses. Plusieurs jeunes sont du nombre, ce qui laisse augurer un avenir plus prometteur, l’indifférence de ces dernières années commençant peut-être de faire place à un regain d’intérêt pour la grande fratrie des Anciens de nos Ecoles.

 

 

 

Faisons connaissance avec l’environnement.

 

 

Contrairement à une image tenace, "le Nord" n’est pas seulement un plat pays de mornes plaines ; il est jalonné de monts et de collines aux altitudes modestes, certes, mais néanmoins éprouvantes pour cuisses et mollets des cyclistes. S’il est vrai que le vent d’ouest y souffle fréquemment, apportant des pluies nécessaires, sans plus, le vent d’est n’y est pas rare en hiver. Gare à la bise ! Cela étant, les températures sont plutôt clémentes, avec des écarts modérés, qui n’ont rien à voir avec ceux que connaît par exemple Montréal, au Canada, dont la latitude est pourtant moindre. 

 

 

    

 

 

 

 

Terril d' Hénin-Beaumont                                Le cap Blanc-Nez

 

  La région est souvent victime de jugements hâtifs, parfois définitifs. Bien à tort et, s’il est vrai que les migrants y viennent généralement par obligation professionnelle plutôt que par goût inné, à leur arrivée ils sont toujours surpris et séduits par la chaleur de l’accueil qui leur est réservé . La belle chanson de Brel dit la vérité : "Les gens du Nord ont dans le cœur le soleil qu’ils n’ont pas dehors" ; à ceci près qu’il serait plus approprié de dire "pas toujours" car, contrairement à ce que disent les mauvaises langues, - cela existe - il y brille souvent.

 

Des immenses plages de sable fin de la Côte d’Opale à la Petite Suisse du Nord des sites typés défilent dans un panorama sans cesse renouvelé, et partout les gens du Nord se font un plaisir de parler un langage patoisant, mêlant des expressions en Rouchi version valenciennoise du parler picard , puisées parmi les histoires du populaire Cafougnette, qu’ils content avec des mimiques expressives.

 

     

Les géants du folklore " nordiste "

 

    La forte urbanisation, la densité du réseau des voies de communications (avec des autoroutes gratuites, mais aussi quelques routes d’un autre âge !), et les canaux à grand gabarit, sont liés à la forte industrialisation locale qui, malgré de nombreuses et douloureuses épreuves au cours de ces dernières décennies – disparition de pans entiers de l’activité économique - pèse un poids considérable dans l’économie nationale française. L’agriculture et la pêche sont toujours présentes, plusieurs groupes automobiles se sont durablement implantés, les technologies de pointe occupent une place de choix, la mécanique, le nucléaire et le médical, mais aussi, l’industrie lourde perdurent, tandis que de nombreuses autres activités nouvelles sont apparues. Bien entendu les Gueules Noires ne descendent plus dans les puits de mines et les hauts fourneaux des Hommes de Fer et d’Acier se sont à peu près tous éteints, mais leur souvenir demeure vivace, et c’est avec émotion que les Ch’ti continuent de penser à eux, qui ont tant donné.


                Un impressionnant patrimoine historique, jalousement conservé, témoigne vivement sur de nombreux siècles jusqu'à nos jours d’un fébrile activisme dans les domaines les plus variés : architecture, peinture, culture, sciences et inventions, savoir-faire apprécié dans les réalisations industrielles etc… Partout existent des vestiges éloquents ; une vie entière ne suffirait à permettre de les découvrir tous. Plus tristement, de nombreux cimetières rappellent ici et là l’engagement forcené des armées et le sacrifice par deux fois des valeureuses troupes franco-britanniques, l’élan patriotique des résistants martyrisés, ainsi que la souffrance digne et parfois stoïque de la population locale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mémorial Canadien de VIMY            Notre-Dame de Lorette

 

 

Citons pour terminer, les noms d’une multitude de personnages célèbres parfois entrés dans la légende de leur vivant : Jean Bart, De Gaulle, Jules Mousseron, Watteau, Nungesser, Duquesnoy, Blériot, Matisse, Carpeaux, Aubry, Fernand Bourguignon, Pater, Marin-La-Meslée, Campin, Harpignies, Daniel Haigneré, Fenzi, sainte Audegonde, Faidherbe, Louise de Bettignies, auxquels nous ajouterons l’un des nôtres, l’un de nos grands anciens : Joseph  Stroh.                                                                                                                                

 Engagé parmi les soldats de l’an II, il participa à la bataille de Wattignies, qui eut lieu en terre d’Avesnois, au coeur de la petite "Suisse du nord", pays de forêts, de pâtures et de haies, à l’extrême sud-est de la région, aux confins des Ardennes. Le 17 octobre 1793, petit tambour venu d’Alsace, il fut cerné par un parti de grenadiers hongrois, dans une ruelle de Dourlers, commune voisine où se déroula aussi la bataille, alors qu’il battait la charge pour rameuter les soldats de la République. Sommé de se rendre, il refusa et tomba sous les balles ennemies en criant : "Vive la République !" Outre divers lieux de souvenir, deux statues commémorent son sacrifice, l’une à Maubeuge, l’autre à Avesnes-sur-Helpe.

 


                La Section Nord-Pas-de-Calais attend les A.E.T de la Région et même ceux d’ailleurs s’ils le souhaitent.
                                                                                                      Michel Bello ( LM 51/55 )