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Les AET reçus par le nouveau Directeur de la gendarmerie, le général d'armée Richard Lizurey

une délégation de l'association nationale des AET (Alain Baudel président général, Claude Lepetit administrateur national et jean-Pierre Pillard secrétaire général) a été reçue ce matin par le général d'armée Richard Lizurey (Au 73-78) DGGN assisté du lieutenant-colonel Karine Lejeune Porte-parole du DGGN.


général d'armée Lizurey

de gauche à droite : Claude Lepetit, Alain Baudel, le général d'armée Richard Lizurey, Jean-Pierre Pillard

(Photo réalisée par le SIRPA Gendarmerie)

 

 Compte rendu de l'interview

 

      Une délégation de l'association nationale des AET composée d'Alain Baudel (62 Tu 67 LM 69 Ai 72), président général, Jean-Pierre Pillard (Au 77-80), secrétaire général, et Claude Lepetit (57 Bi 63 Ai 65) a été reçue le jeudi 2 février 2017 à la DGGN par le général d'armée Richard Lizurey (Au 73-78) en présence du lieutenant-colonel Karine Lejeune, porte-parole de la gendarmerie nationale.
     Après un accueil simple et chaleureux, un échange riche et fraternel sur les AET en général et leur association en particulier, la délégation AET a souhaité recueillir le témoignage de notre camarade AET sur les points suivants :

     Élève de 1973 à 1978 au lycée militaire d'Autun quel souvenir gardes-tu de ces années ?

    Sorti du cocon familial je me suis retrouvé, d'une part, dans un internat et, d'autre part, dans un cadre militaire mais dans cette nouvelle famille je me suis senti globalement bien avec, s'agissant de l'encadrement, des référents bienveillants. J'ai pu constater que la rigueur, la discipline ne sont pas exclusives d'un commandement bienveillant.
    Un passage au lycée militaire structure la personnalité, renforce la cohésion du groupe ainsi que la résilience face aux difficultés. Si le cadre autour de la scolarité était très présent voire plus important que la scolarité elle-même, il n'était pas asphyxiant, autorisant même des plages de libertés voire des écarts quelquefois justement réprimés et qu'il faut savoir assumer.

    Devenir gendarme est-ce nécessairement plus facile lorsqu'on a été élève d'un lycée militaire ?

    Ce n'est pas nécessairement plus facile même si le lycée militaire prépare à la culture militaire (l'ADN du militaire donc du gendarme), à l'engagement, la cohésion, l'esprit de sacrifice. Mais les valeurs individuelles comme l'éthique, l'esprit AET, l'ouverture d'esprit, cette capacité à accepter les autres comme ils sont et non pas comme nous souhaiterions qu'ils soient, à optimiser les qualités propres à chacun, constituent un «fond de sac» qui trouvera à s'enrichir dans le cadre d'une carrière en gendarmerie.

     Compte-tenu de l'attachement de l'arme aux lycées de la Défense, quel message souhaiterais-tu transmettre aux parents d'élèves de jeunes lycéens militaires et aux gendarmes de l'encadrement ?

     A l'adresse des parents je leur conseille de laisser s'épanouir leurs enfants. Ils évoluent dans une structure bien encadrée, ils doivent faire confiance à l'encadrement militaire. Les militaires de l'arme en poste au sein des lycées de la Défense doivent être durablement conscients de l'esprit et de leur statut militaires. Pour autant la réelle plus-value est propre à chaque individu qui, dans son rôle d'encadrant, doit faire preuve de bienveillance avec les jeunes et les accompagner dans la voie d'une éducation «positive» où apprendre reste la priorité par rapport à la sanction.

     Enfin peux-tu nous dire comment va la gendarmerie nationale en ce début d'année 2017 ?

    Elle a réglé son problème fondamental de pérennité institutionnelle qui pouvait se poser avant son rattachement au ministère de l'intérieur en 2009.
    Elle a pris racine au ministère de l'intérieur où elle est désormais reconnue pour ses compétences même si elle n'est pas forcément meilleure dans tous les domaines.
    Elle a surmonté avec succès l'asymétrie de sa culture «défense» avec sa mission «intérieur», elle est désormais dans son cœur de métier, reconnue tant par la police nationale que par les préfets et les magistrats.
    Le moral de ses personnels est à l'image de celui de la société, globalement bon mais avec des phases de morosité. Nos personnels sont plutôt bien traités, ont les moyens de travailler même s'il y a toujours des besoins à satisfaire. Les personnels ont cependant une image positive de leur maison.

     La gendarmerie est en perpétuelle évolution. Avec la rupture technologique il faut combler le fossé entre une société numérique et un service public à l'ancienne. La gendarmerie a donc épousé son temps et est très présente dans les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram). Dans le courant de cette année, 60 000 tablettes vont être attribuées individuellement. Le quotidien du gendarme va donc changer. Les effets se feront progressivement sentir dans le cadre du plan 3.0 «Néogend».
     Parallèlement il nous faut revenir vers les citoyens, dans le cadre d'une nouvelle proximité. C'est ainsi que le ministre de l'intérieur a décidé en février 2017, d’expérimenter pendant six mois le principe de « brigades territoriales de contact ». Cette trentaine d’unités, à faible effectif, qui auraient pu être dissoutes, se voit assigner un contrat opérationnel axé sur le contact avec la population. Cette alternative aux dissolutions doit permettre d’éviter les « désert de sécurité » et rapprocher davantage le gendarme de sa population en le déchargeant de nombreuses tâches chronophages. A l'issue et en fonction des résultats le périmètre sera réexaminé et des marges de progrès identifiées.
     S'agissant de la hiérarchie il faut un commandement agile, éclairé et bienveillant, le contrôle doit se faire à bon escient.

    Enfin si le devenir de la gendarmerie est aujourd'hui stabilisé, l'ouverture institutionnelle doit se poursuivre, notamment par le biais de détachements croisés de cadres avec des organismes extérieurs, par exemple d'officiers et d'administrateurs civils.

 

La carrière de Richard Lizurey

    Richard Lizurey est né le 5 novembre 1958 à Colmar (Haut-Rhin), il est diplômé de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, de l’École des officiers de la Gendarmerie nationale de Melun et du Collège interarmées de Défense.

    Après sa formation à l'École des officiers de la Gendarmerie nationale (EOGN) de Melun, il commande un peloton à l’escadron de sécurité de Berlin (Allemagne) en 1981.

    En 1985, il est nommé commandant de l’escadron de gendarmerie mobile de Troyes (Aube).

    En 1991, il est nommé commandant de la compagnie de gendarmerie départementale d'Aubagne (Bouches-du-Rhône).

    En 1994 il est chargé de mission au cabinet du directeur général de la gendarmerie nationale.

    Lieutenant-colonel en 1997, il est nommé la même année au cabinet du ministre de la Défense, puis en 1999 conseiller technique auprès de la gendarmerie royale khmère au Cambodge et en 2000 conseiller juridique au Kosovo.

    En 2000, il prend le commandement du groupement de gendarmerie départementale de Haute-Garonne.

    Colonel en 2002, il est nommé en 2003 chef du bureau des affaires générales au cabinet du directeur général de la gendarmerie nationale.

    Nommé commandant de la région de gendarmerie de Corse en 2007, il est promu général de brigade la même année.

    En 2009, il devient conseiller chargé de la sécurité au cabinet du ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, puis Claude Guéant en 2011.

    Il est promu en août 2011 général de corps d’armée.

    En avril 2012, il est nommé Major Général de la Gendarmerie nationale à compter du 1er mai 2012.

     En juin 2016, suite à l'annonce par le général Favier de son prochain départ, le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve annonce aux cadres de la Gendarmerie qu'il propose le général de corps d’armée Lizurey pour succéder au général Favier, proposition entérinée par le conseil des ministres du 19 juillet 2016, avec prise d'effet au 1er septembre, date à laquelle il est simultanément élevé aux rang et appellation de général d'armée .