Outils personnels

Outils personnels

Consulter les statistiques
Nombre d'insrits: 6695


Connectés

Actuellement connecté: 000
Connectés aujourd'hui: 000

Mise à jour dans 90 secondes

Aller au contenu. | Aller à la navigation

Vous êtes ici : Accueil / Institution / L'histoire de l'Association / Général Aimé

Général Aimé

Général Ernest-Jean AIME

Ancien Enfant de Troupe

Par Jacques Fouchier (ancien ministre)

          Dans la longue cohorte des officiers supérieurs qui commandèrent avant 1914 l'École militaire d'Infanterie, une place de choix doit être réservée à Ernest-Jean AIME, qui, à trois reprises au cours de sa carrière servit à Saint-Maixent, devint général et tomba au champ d'honneur devant Douaumont en 1916.
          Né à Paris, le 12 novembre 1858, le jeune Ernest AIMÉ pris contact avec la vie militaire dès l'âge de 11 ans en devenant Enfant de Troupe, en janvier 1869. Engagé volontaire au 8" Bataillon de Chasseurs, .le 12 novembre 1876, il devait appartenir à cette unité jusqu'au moment où, alors Adjudant, il fut reçu au concours d'entrée de l'École militaire d'Infanterie.

****

SAINT-MAIXENT.

          C'était en 1883, l'Adjudant AIMÉ dut reprendre son galon de sergent pour suivre les cours de la 4ème promotion de l'École, promotion comptant 445 élèves, qui allait prendre le nom de "Tonkin", en hommage à la campagne entreprise dans ce pays pour venger la mort du Colonel RIVIERE.
          Sorti dans un bon rang, il est affecté comme sous-lieutenant au 28ème Bataillon de Chasseurs à pied, puis comme lieutenant en 1887 au 19ème Bataillon de Chasseurs à pied avant de revenir à Saint-Maixent, comme capitaine instructeur, à l'école où il avait accédé à l'épaulette.
          Il la quitte en 1894 et rejoint son ancien bataillon, le 19ème. Successivement, au 6ème Régiment d'Infanterie, au 2ème Régiment des Zouaves, au 76ème Régiment d'Infanterie, où il fut promu chef de bataillon.
          Après être passé au 1er Bataillon de Chasseurs, en 1909, il est nommé lieutenant-colonel et affecté au 78ème Régiment d'Infanterie.
          C'est de là qu'en 1910, il fut appelé au commandement de l'École militaire d'Infanterie, et qu'il rejoignit une troisième fois Saint-Maixent.
          Succédant au lieutenant-colonel LAVISSE, qui avait marqué son commandement de sa forte personnalité, le lieutenant-colonel AIMÉ sut poursuivre le programme de celui-ci, tout en donnant à l'instruction militaire une vigoureuse impulsion. Quand, en 1913, promu colonel, il céda la place au lieutenant-colonel NELTNER, alors que les bruits de guerre se multipliaient; le Directeur de l'Infanterie, le général GUILLAUMAT, pouvait constater les excellents résultats obtenus par les élèves-officiers saint-maixentais, et leurs excellentes qualités de chefs de section.

LA GRANDE GUERRE

           Colonel, à la tête du 70ème Régiment d'Infanterie en 1913, Ernest AIMÉ se voit confier dès le début de la guerre, le commandement par intérim de la 21ème Brigade d'Infanterie, à la tête de laquelle il est maintenu en décembre 1914 lorsqu'il est promu général de brigade.
          En 1915, on lui confie par intérim, le commandement de la 67ème Division d'Infanterie dépendant de la 11ème Armée. Dès le début de la bataille de Verdun en 1916, le Général AIMÉ est présent à la tête de sa division et le 5 avril, il est cité à l'ordre de l'Armée pour sa brillante conduite :
"Chef admirable d'une division superbe. A donné à cette division une valeur et une ténacité exceptionnelle. A fait passer dans l'âme de sa troupe toute sa foi dans le succès par la volonté de vaincre".

          Y est-il notamment indiqué. Mais le 6 septembre 1916, devant Douaumont - ce fort que devait défendre héroïquement un autre saint-maixentais, le colonel RAYNAL - le Général AIMÉ est tué à 10 h 30 par un éclat d'obus, alors qu'il "se portait sur la position de Souville en reconnaissance de secteur pour voir le terrain sur lequel allaient s'engager des éléments de sa division".
          L'attaque déclenchée à 17 h 40 devait atteindre ses objectifs. La citation à l'ordre de l'Armée décernée à titre posthume sous le numéro 382 du 7 septembre 1916, était ainsi rédigée :
"Officier Général de la plus haute valeur militaire et morale. Tué glorieusement sur le champ de bataille, alors qu'il allait sur la ligne de feu, reconnaître le terrain du combat et soutenir le moral de ses troupes qui étaient sur le point de se lancer à l'assaut".

          A Saint-Maixent, la voie sur laquelle s'ouvre actuellement le pavillon de commandement de l'École militaire, porte le nom de "Rue du Général AIMÉ".

-------------------------------------

Article paru dans le Journal des AET N° 168 2ème trimestre 1991


Mise en page J. P. 2004


60 ans de la Patrouille de France


Le lycée militaire d'Autun