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M. Jean Richepin

M. Jean RICHEPIN
1849-1926

Membre de l'Académie française.
Enfant de Troupe en 1861 au 82e d'infanterie, 2e bataillon, 5e compagnie.
Sort de l'Ecole Normale Supérieure.
N'a jamais professé bien qu'il soit un érudit.
Poète et littérateur, il est aussi conférencier émérite.
Ses œuvres sont trop connues et sa gloire est trop assise, elles nous dispensent de tout éloge.
Son œuvre poétique est la fidèle image du poète.
Comme lui, elle est toujours jeune, elle déborde de vie ardente et passionnée.
Qui donc peut oublier les strophes immortelles des Blasphèmes ou de la Chanson des Gueux ? Dans ses nombreuses pièces de théâtre et dans ses romans, il attendrit toujours en parlant du pauvre et du déshérité. C'est un grand talent et un grand cœur.

Jean Richepin et l'Association

          Pour fêter le quatrième anniversaire de la fondation de l'Association des AET, Ulysse Pastre président de l'Association organisa, le 6 décembre 1913, un banquet suivi d'un bal de nuit. A la table d'honneur, étaient assis, aux côtés du Président, le Général Galliéni, membre du Conseil Supérieur de la Guerre, ancien fléchois; le Général Guillaumat, directeur de l'Infanterie, ancien commandant du Prytanée; M. Jean Richepin, de l'Académie Française, ancien Enfant de Troupe du 81ème de Ligne; le Général Guignabaudet, commandant la 34ème Brigade, ancien Enfant de Troupe de la Garde Républicaine; les commandants des Ecoles, les membres du Conseil d'administration et les délégués des 75 sections. Plus de 300 convives assistèrent à ce banquet. C'est en cette circonstance que Jean Richepin, après avoir déclaré qu'il devait sa situation à la discipline qu'il avait acquise comme Enfant de Troupe, exprima son désir que fut portée sur sa tombe l'inscription suivante :

" Ci-gît, un Enfant de Troupe ".

          Des toasts vibrants furent échangés, les quotidiens de l'époque en répercutèrent les échos. L'Association était lancée. Son succès ne faisait plus de doute.

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Anecdote extraite du livre Historique des Enfants de Troupe et des Ecoles Militaires Préparatoires, p.294.
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Fiche de l'Académie française

Jean RICHEPIN (1849-1926)
Élu en 1908 au fauteuil 2
Commandeur de la Légion d'honneur
Prédécesseur :
André THEURIET
Successeur :
Émile MÂLE

Oeuvres
Discours et travaux académiques

Poète, romancier, auteur dramatique Biographie

Né à Médéah (Algérie), le 4 février 1849. Le petit-fils de paysans dont le père était médecin militaire eut très tôt la vocation de la littérature. Entré à l’École normale supérieure en 1868, il obtint sa licence de lettres en 1870 et servit pendant la guerre dans un corps de francs-tireurs.

Dans les années qui suivirent, il collabora à plusieurs journaux et exerça plusieurs métiers des plus divers, professeur , matelot ou portefaix. Fréquentant le Quartier Latin, il se lia avec Pétrus Borel et Jules Vallès. Sa vie marginale lui inspira son premier recueil de poésie, un ouvrage provocateur, La Chanson des gueux, publié en 1876. Il fit scandale à sa sortie car Jean Richepin, tel un Villon moderne, y dépeignait un peuple semblant tout droit sorti de la Cour des Miracles. La Chanson des gueux coûta à Richepin 500 francs d’amende et un mois de prison.

Écrivain prolifique, Jean Richepin produisit maints autres recueils de poèmes : Les Caresses, Les Blasphèmes, La Mer, Mes Paradis, Les Glas, des romans dans la veine populiste : Les Étapes d’un réfractaire, La Glu, Miarka, la fille à l’ours, Les Braves gens, Césarine, Les Grandes amoureuses et des pièces de théâtre dont les plus célèbres furent Nana Sahib et Le Chemineau.

Jean Richepin fut élu à l’Académie française en remplacement d’André Theuriet, le 5 mars 1908. Se présentaient contre lui Edmond Haraucourt et Henri de Régnier. Il obtint au quatrième tour 18 voix sur 32 votants et fut reçu le 18 février 1909 par Maurice Barrès. Il devait recevoir à son tour le maréchal Joffre en 1918, et Georges Lecomte en 1926.

Mort le 12 décembre 1926.


Mise en page J. P. 2004


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